Ce que je pense

Et si on y réfléchissait

 

Du Coton pour les Porcs !!!

Décidément le règne de Yayi aurait été des plus chaotiques pour notre cher pays; je me disais il y a encore un an qu'il ne ferait par pire que Kérékou mais c'était sans compter sur sa volonté de recordman. Il l'a fait; dépassant de loin les tares des semis-intellectuelles qui entouraient et conseillaient le Grand Camarade de lutte.

Un économiste du développement qui se trouve incapable d'assurer ne serait-ce que la pérennité des seuls outils de production dont il dispose pour amorcer "l'émergence" les brade sans sourciller. La seule filière organisée dont disposait le pays et qui peinait à tenir est entrain d'être sacrifiée sous nos yeux depuis l'arrivée au pouvoir du Dr Président. Des prises de positions stratégiques incompatibles et non étudiées mettant en exergue soit l'incompétence notoire de son entourage immédiat en terme de gestion, soit une incapacité du chef à comprendre les conseils: cherchez l'intrus.

To o do gbigba wè... To o gba bissé.

Ilou wa ti fo kpata kpata.

Peuple béninois, toi qui par le passé a su te mettre debout tel un seul homme pour braver le danger imminent d'une dislocation nationale; toi dont les aïeux ont versé leur sang pour te garantir une stature d'homme débout; toi qui dans un passé récent à su te remettre en cause; toi qui, pour satisfaire aux règles de la décence économique et porter ton pays sur les rails a supporter un lourd fardeau et des sacrifices dont les corolaires furent la paupérisation des couches les plus vulnérables; les départs ciblés et volontaires et j'en passe, te voilà une fois encore mené à l'abattoir économique par un collège de cadres "aguerris".

Il est temps pour toi de dire NON à la gabegie savamment organisée par ces cadres sclérosés par des années d'inertie intellectuelles à leurs postes de "hauts fonctionnaires" sans vision précise ni pour le développement, ni sur l'économie de leur pays.

Je te demande de réagir une fois encore en te levant comme un seul homme pour barrer la route à l'amateurisme et au galvaudage de tes valeurs qui ma foi sont au plus mal. Dis un NON sans recours à cette méthode de direction; dis-le fort et clair; dis-le sans ambages dis-le dans les urnes.

Ton destin t'appelle une fois encore;  réponds et reprends le contrôle des choses: il est plus que temps.

 

Par koghigos
Le Mercredi 20 janvier 2010
à 15:44:05
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Propositions pour le futur locataire de la Marina

Le Bénin avec son  régime présidentiel offre la possibilité à son Président d’insuffler une ère nouvelle ; de montrer un cap et de diriger ses habitants selon sa vision et les réalités socioculturelles et économiques.

 Les succès de Nicéphore Dieudonné Soglo (NDS) à la tête du Bénin est le fait d’une vision claire et d’une ambition pour son pays qui du reste, lui reconnais encore aujourd’hui son statut de“ Meilleur Président“ que le Bénin ait connu (qu’on l’accepte ou pas). Il va donc falloir à Abdoulaye Bio Tchané le battre ou tout au moins atteindre son niveau ; sacré challenge mais faisable si l’on s’y prend bien. Les recettes de NDS sont encore de rigueur et peuvent servir de base pour une réflexion stratégique. Mais au-delà, il faudra à ABT offrir une vision nouvelle à notre pays ; un nouveau pacte qui devra le lier à son peuple.    

Ce pacte devra inclure et le Bénin profond, et la diaspora, dans une synergie semblable à celle du lendemain des indépendances et aussi forte que celle qui suivit la conférence des forces vives de la Nation. L’échec cette fois-ci ne sera ni toléré ni accepté pas le peuple ; il en va de la survie de notre démocratie. C’est donc en prenant la mesure de la tâche que ABT devra penser son plan de bataille ; son orientation pour le Bénin couvrant les cinq prochaines années. Un pacte de société nouvelle pour le quartier latin d’Afrique.

“Le chemin n’est point difficile ; mais c’est la difficulté qui est le chemin“  m’a dit un jour un homme sage d’Afrique.  Pour ce faire, il faudra faire sans détours possibles l’état des lieux de nos cinquante ans (50 ans) d’indépendance. Trois plans sont inévitables :

-          La Nation dans sa façon d’être Ensemble globalement

-          La cohésion sociale

-          L’adéquation entre notre système économique et nos attentes en terme de développement.

La Nation est malade et, des voix plus sages que la mienne en ont déjà fait écho ; par exemple,  le doyen Olympe Bhêly-Quenum malgré toute sa sagesse n’a pu retenir dans la conclusion de son « ESQUISSE D’UN PORTRAIT EN PIED DE MONSIEUR THOMAS BONI YAYI PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU BENIN. »  tout son dégoût sur la méthode de gestion en vigueur au Bénin et expose à juste titre les inquiétudes de tout le peuple sur la transe anti Bio Tchané qui s’empare depuis du pouvoir en place. A cette tétanie s’ajoute à juste titre les troubles d’insomnie que lui imposent les amis de l’opposition G et F depuis leur réveil de Bohicon. Il ont divisé pour régner mal ne leur prit ; l’effet boomerang est plus rapide qu’il ne le pensèrent ; l’insatisfaction gagne leur propre rang ; l’intelligence déserte à pas de géant le forum faisant place à une médiocrité des plus indescriptibles : le pays va mal ; très mal.

Le Bénin de Mathieu Kérékou malgré la gabegie, présentait tout de même une cohésion où se côtoyaient ses filles et fils du Nord au Sud en passant par le centre ; l’est et l’ouest ; celui de Yayi Boni semble se réduire sur la carte même et telle une centrifugeuse attire vers ses collines le débat national qui du reste ne réuni pas pour autant les habitants des alentours ; il y à une tendance exponentielle vers un ostracisme intellectuelle seul terreau à la pensée unique. J’en reviens depuis peu et ce que j’y ai vu me révolte et m’oblige à réagir en clair et sans détour.

Ces deux questions doivent pousser les enfants du Bénin à se tenir réellement DEBOUT car la liberté d’un cri sonore est en train de perdre son chant aux premiers feux de l’aurore.

 Il est plus qu’indispensable que les flamme se rallument et que nous arrivions après ce combat à faire table rase du passé en nous asseyant autour d’une table pour passer l’histoire en revue et panser profondément nos plaies qui cicatrisent mal : il a fallu 3 ans pour que le régionalisme renaisse dans nos contrées. Alors, sur le chemin de la construction nationale se trouve pour le prochain Chef de l’Etat cet exercice de réconciliation du peuple avec son histoire ; cet besoin de pardon nécessaire à notre équilibre car les bourreaux de la révolutions n’ont pas expié leur fautes ; et comme le Général Kérékou, aucun d’eux n’a eux le courage de reconnaître les tords faits à certaines familles et donc à la Nation. Il faut donc avoir le courage de lever ce tabou et de réconcilier le peuple avec lui-même ; et je suis certain que cela entraînerait une renaissance d’une Nation Unie non plus au son des chants révolutionnaires et l’arbitraire des affectations politico scandaleuses ; mais un peuple uni  dans son besoin de vivre ensemble ; il ne sera  donc plus utile de faire de discours sur ce besoin d’amour de la Patrie : Retournons à la fondation et dégageons l’ordure qui  pourrie dans notre inconscient collectif. Cet exercice ne doit en rien freiner la marche vers le développement  qui constitue le point focal de l’action du prochain Chef d’Etat.

L’adéquation entre système économique et attentes en terme de développement est une question particulière. Elle intègre une analyse historique des modèles économiques appliqué en Afrique depuis 50 ans ; à leur analyse sur un plan impact social, rendement en terme de développement et concordance avec nos besoins corrélativement avec le monde qui nous entoure et ses attentes. Il est donc indispensable de se demander si notre position dans le monde est d’une part, celle qu’attend le monde de nous, et d’autre part si elle reflète la réalité de nos potentialités et des diverses aides perçues ça et là en Afrique. Des voix jaillissent de jour en jour pour crier à la nécessité d’un développement harmonieux, mais, s’il est vrai que c’est au bout de la vielle corde que l’on attache la nouvelle, il est aussi vrai que si ladite vieille corde est pourrie, y attacher une nouvelle, toute neuve et solide fut-elle, ne servirait à rien sinon à entraîner des casses insoupçonnées.

Je puis affirmer sans grand risque d’erreur que l’Afrique, des indépendances a nos jours à loupé le train du développement et, qu’elle végète dans un assistanat béat et trop souvent pitoyable. Et pourtant, cette Afrique là n’a pas manqué de penseurs, elle s’est simplement contentée de ne pas écouter les voix des savants tels le Cheikh Anta Diop lui-même, Nkrumah Kwame ou encore Modibo Keita ces géants qui ont compris dès le départ l’importance d’un développement intégré en Afrique ; un développement qui verrait les peuples travailler ensemble les uns avec les autres en évitant la concurrence inutile puisque planifiant et distribuant leurs besoins par pays. La Côte d’Ivoire n’aurait dans ces cas pas produit le palmier à huile en même temps que le Dahomey, de même qu’elle aurait laissé les bananes au Cameroun ; l’uranium Nigérien aurait servi à l’Afrique entière de même que le Pétrole Nigérian ; les guerres et autres troubles auraient pour la plupart été évités mais on ne refait pas l’histoire dit-on. Que peut donc faire le prochain Président Béninois concrètement :

Battre le rappel de toutes ses troupes à l’intérieur comme à l’extérieur du Bénin afin de savoir avec exactitude quelle est la force intellectuelle dont il dispose pour ses projets et de pouvoir y puiser sans discrimination aucune  ; créer un “vortex“ continuellement ouvert où il installera ce pont de retour entre le Bénin et la Diaspora Béninoise qui du reste ne demande qu’à servir outre qu'en période de campagne; donner à nos frères la possibilité d’un retour au bercail pour servir sans être desservis. Donc offrir les conditions d’un retour amorti à ces hommes et femmes qui ont une expérience et un plus à apporter afin qu’ils n’aient pas à subir des pertes sans contreparties comme c’est les cas actuellement au Sénégal, au Ghana et de plus en plus au Mali où des agences sont créées pour gérer ce flux migratoire inverse de retour vers la terre des futurs défis.

Il est certain que ces attentes semblent être les mêmes stipulées à l'arrivée de Yayi Boni au pouvoir; mais le constat est sans appel: la sclérose totale des quelques cadres qui sont retournés dans un système vétustes et complètement inadapté à notre ère a fini par endiguer ce mouvement de retour. Et, le système de gestion installé par le Dr Président a fini par avoir raison de toute intelligence utile.

Mon propos ici est pour susciter un réveil réel des fils et filles de ce pays afin que Nous arrêtions de nous regarder le nombril, et qu'on se mette réellement au travail. Quartier Latin ou pas, le Bénin répond aujourd'hui par son manque de propositions concrètes pour son développement interne; et son apport au développement du continent Noir.  Tout économiste qu'il soit, Yayi Boni ne semble pas trouver le bon braquet pour accélérer le changement. Plusieurs questions restent en suspend et on passe sans réelle canevas d’un plan à l’autre.  Alors, la question qui s’impose est celle d’un plan cohérent et rigoureux pour les cinq prochaines années. Pour  ce faire, il nous faudra revenir à la bonne vieille méthode de Newton : Observation=>Hypothèse => Empirisme partir d’une analyse générale de nos 50 ans d’indépendance en déduire nos réussites sans occulter  les énormes pertes et gâchis ; formuler les bonne hypothèses et appliquer.

Notre modèle de développement n’est pas le meilleur ; pire, il ne nous permet pas de cibler nos besoins : une première hypothèse serait :

Et si le Bénin (voire l’Afrique) se voyais comme étant le fournisseur du monde en main d’œuvre qualifiée ? Et si  au lieu de parler d’une masse critique à la Mao nous pensions à une masse économiquement exportable ? Comment  pouvons nous intégrer nos diaspora sans créer des frustrations  de part et d’autre ? Quel programme adopter pour un retour effectif de la diaspora qualifiée au bercail ? Pourquoi devrions nous penser le développement comme on nous l’impose ? En clair, quel type de développement voulons nous réellement ? Celui d’une classe face à l’autre ou celui d’un peuple face à lui-même ?

Nos pères ont échoué dans leur vision globale du développement moderne pour l’Afrique ; nous devons corriger le tir tout en maintenant les acquis ; tel est le challenge de la future équipe dirigeante.

 

 

Par koghigos
Le Dimanche 10 janvier 2010
à 07:12:16
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Crise Financière ou Crise Systémique?

La crise encore elle, me diriez-vous ; la finance mondiale a permis aux traders de prendre des risques inconsidérés sur les marchés.

Il est certain que ce fait n’est anodin mais franchement ce n’est pas la peine de s’en prendre à ceux qui ont créé de la valeur ; fut-elle spéculative, ils en ont créé pour les banques et pour les actionnaires et autres investisseurs ; non, ils ne sont coupables que de l’intelligence qu’ils ont d’utiliser les failles du système pour s’enrichir.

Au-delà de ce fait, on se demande s’il est utile de limiter leurs salaires et bonus ; voire si cette volonté est applicable. Le problème à mon avis reste la possibilité qu’on offre aux banques de fabriquer via leurs modélisateurs des produits dérivés qu’elles même ne détiennent pas dans leur portefeuille. Le problème c’est l’hypocrisie dont fait preuve les hommes politiques de part le monde riche en présentant ces banques qui ont disent-ils résistées à la crise financière. Il est évident que ces banques n’ont pas dans leur bilan des traces de produits pourris puisqu’elles les ont créés pour le marché et essentiellement le marché. La solution à ce niveau serait de les obliger à en posséder le tiers au moins dans leur position réelle c'est-à-dire dans leur actifs propres.

Le gros de la crise financière est passé et on sait que les seules mesures coercitives résident dans l’obligation qu’ont fera aux entreprises financières de détenir ces actifs là dans leurs portefeuilles. Les diverses réunions du G20 devraient y aboutir et cesser de tourner autours des boucs émissaires que sont les traders et autres professionnels de la finance de marché : les bonus ne sont que le retour sur investissement de ces gars à qui ont demande des rendements importants ce qui les pousse à prendre des risques inconsidérés. Le phénomène est comparable à l’équitation où on entraîne des poulains à la gagne en les poussant par tous les moyens possibles ; ces gars font le marché financiers en utilisant les ruses que le système leur permet ; je ne suis pas en train de justifier les agissements des certains truands mais toujours est il que cette crise est systémique et que les vraies questions ne sont pas toujours posées malgré les fanfaronnades de nos dirigeants.

L’économie mondiale globalisée est interdépendante et les agissements des ‘‘too big to fell’’ sont préjudiciables à la survie de la plus petite communauté du plus petit village d’Afrique.

La globalisation est aussi le fait du système du FMI et de la Banque Mondiale qui ont imposé au monde la vision occidentale de l’économie : le marché.

Les Etats africains ont perdu leur pouvoir d’intervention dans leurs propres économies et continuent de brader leurs possessions. Il est indéniable que  la gestion des éléphants blancs laissait à désirer mais, le tout privé montre ici ses limites même en occident où sans l’intervention massive des Etats, l’économie entière serait depuis longtemps dévastée. La crise aurait eu raison du système lui-même. Cette capacité d’intervention des pays du Nord vient du fait qu’ils aient gardé des postions fortes au sein même des entreprises privées et le contrôle d’une énorme partie de leurs industries ce qui est impossible pour les pauvres Etats africains qui peinent déjà en période normale se trouvent actuellement désemparés et sont pour la plupart dépassés par les événements vu que leurs dirigeants sont tournés vers l’aide au développement qu’on leur avait promis pendant les cinquante dernières années.

En conclusion, il est indispensable de réviser le système en profondeur ; de revoir le sens de l’économie mondiale ; de cesser de nous voiler la face ; de nous poser la question du type de système auquel nous aspirons ensemble ; un système au service de l’homme ou un humain en servitude constante ?

Les réunions des plus grands de ce monde en G8 ou en G20 ne serviraient à rien si les plus pauvres ne s’unissent pour être plus fort et cela passe par l’intégration des pays et des blocs de pays. Comment comprendre que l’intégration économique tant prônée par la CEDEAO l’UEMOA pour ne citer que ceux là, reste lettre morte ; les tracasseries policières et douanières restent constantes dans la région ouest africaine, la corruption des agents est un fait mais l’impunité dont ils disposent met en péril l’idée même d’une intégration. L’inexistence des routes inter-états digne du nom d »montre d’une gestion non concertée ; les bonnes résolutions de nos gouvernants restent des vœux pieux et le peuple est sacrifié à l’hôtel des ambitions personnelles et des dictatures sanglantes. Le grand problème est celui des intellectuels objecteurs de conscience qui végètent dans une passivité déconcertante. L’Afrique francophone  pêche par l’incapacité de ses intellectuels à réfléchir à une société africaine non calquée sur l’idéal occidental. Cette société centralisée jacobine à merveille oriente son élite vers l’administration centrale  fortement sclérosée et peu productive.

Il faudra donc revoir notre modèle même de société et rediriger nos forces vives vers la production et le développement réel comme les pays anglophones les font. Au lieu d’attendre nous ferons mieux de nous bouger. Il en va de notre survie et de la survie de nos peuples.

 

Par koghigos
Le Dimanche 27 septembre 2009
à 18:53:51
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Trois bonnes années pour ça?

Les récents débats soulevés par les nombreux scandales politico-économiques qui se font jour au Bénin nous imposent impérativement un changement de cap en 2011.

Le Président Yayi Boni sentant cette déferlante programmée sonne actuellement le regroupement de ses troupes ; ou plutôt du reste de ses associés pour un Bénin émergent dont nous sommes toujours en attente de la première usine.

Trois ans et demi pour ça ?

Les annonces tapageuses succèdent à la destruction méticuleuse de la couverture économique du pays ; la désolation sociale s’étend naturellement sans frein entraînant dans son sillage les espoirs nés au sein des populations en 2006.

Nous étions là déjà en 2006 à nous poser la question de comment ce changement allait s’opérer.

Notre inquiétude fut jadis taxée d’attaque prématurée et sans fondement ; et pourtant notre bilan des 12 premiers mois de Yayi lui était déjà accablant.

Le Président Houngbédji en parlant de navigation à vue et de précipitation, dans la gestion des affaires de l’Etat par l’équipe du changement ne croit pas si bien dire ; l’amateurisme qui caractérise ce gouvernement démontre selon certains soit d’une pure incompétence, soit d’une « peur panique » eu vue de leur inexpérience.

Je veux pour ma part faire un mix des deux et mieux, dire que l’incompétence est le dénominateur commun de cette équipe là. Car si on compte parmi eux de bons techniciens, ils brillent par leur absence dans le conseil à leur Chef qui persiste dans ses dérives de dictateur.

S’il est donc certain que ces quelques éléments sortent du lot, il vient aisément que la déstructuration ourdi par le Chef lui-même avec son gouvernement pléthorique ; une administration mal gérée ; des détournements de fonds (dossier Cen-Sad) aux yeux de tous et chose curieuse ; l’irresponsabilité de l’homme de Tchaourou doublé de son semblant de mea-culpa ; ont fini par nous convaincre d’un nécessaire besoin et vital de ‘renouveau’.

Le Bénin est certes habitué à cela : renouveau – révolution – changement et j’en passe. Mais, la maison brûle chers amis et si nous n’y prenions garde, on n’en verra pas les cendres.

A qui profite le crime ?

Je vous invite à vous poser cette question. A qui profite la présence de Yayi au pouvoir ?

Le Professeur Albert Tévoédjrè : notre cher médiateur de la république que je salue d’ailleurs pour son intelligence, mais dont je n’approuve en rien les méthodes peu glorieuses peut nous éclairer sur cela. Il était là au commencement des marches de soutien à Yayi dès 2004 c’est lui qui a calculé ce coup pour empêcher son frère ennemi HOUGBEDJI de prendre le pouvoir.  Il est bien content de ses ‘‘médiations’’  tant que ça dure car son instable poulain peut se rendre compte de son inutilité électorale encore qu’il lui faille être lucide.

Certains hommes d’affaires tapis dans l’ombre tirent aussi leurs profits des crimes financiers commis contre la Nation Béninoise. Fagbohoun mis au tapis, il ne reste que Talon et consorts que le grand manitou cherche sans attraper. Non franchement, ce pays doit se reprendre et balayer ces vautours en col blanc.



Par koghigos
Le Samedi 22 août 2009
à 16:45:58
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Faut que ça change - vraiment!

Pourquoi tant de rage dans le cœur du peuple Noir et précisément de l’Africain ?

 

Le poids de l’histoire peut il à lui seul expliquer cette force qui anime toute une génération de Noirs d’Afrique, des Caraïbes, des autres îles et contrées où leurs ancêtres furent semés ?

Cela pourrait-il expliquer l’uniformité du discours qu’ils tiennent tous ? qu’ils soient sur le continent Noir ou ailleurs ?

 

Ce discours porté par des personnalités pudiquement appelées « objecteurs de conscience »intellectuels et autres et dont l’essence même se trouve depuis toujours ignorée par les dirigeants du monde entier entraînant ainsi une radicalisation au sein la jeunesse Africaine dont les seules demandes restent, la libéralisation des pensées l’ouverture des esprits et la démocratisation réelle de cette Afrique qui leur es chère.

L’Afrique a-t-elle perdu le chemin de la lutte réelle ?

Avons-nous oublié que tout est à faire sur ce continent, les appels des indépendances ont-ils cessé de retentir dans nos âmes pour toujours?

Nos hymnes sont ils éteints à jamais ?

Sommes nous aussi aveuglés ; obsédés par l’immédiat ; l’appât du gain mous consume t-il entièrement ?

Avons-nous en tant qu’homo-politicus pris la mesure de nos capacités et de nos limites ?

 

Une analyse s’impose avec une urgence criarde : 1960 à 2008 soit cinquante longues années qui ont apportées à l’Afrique instabilité, pillages incessants, guerres et génocides de toutes sortes.

Ce continent qui a néanmoins connu de Grands hommes dont les noms ornent les rues et places de plusieurs pays sur tous les continents ; avons-nous pu tirer les leçons de notre histoire récente ?

Pouvons nous nous demander ne serait-ce qu’une fois pourquoi tant de colère dans toute une génération ; pourquoi le rôle normalement dévolu aux intellectuels est assumé par des chanteurs et musiciens de tout bord?

L’Afrique connue l’esclavage puis on lui préféra les fameux missionnaires qui dans leurs valises apportèrent les colons assimilateurs. Par la suite, la décolonisation laissa la place à la coopération avec sa cohorte de dictatures sanglantes maintenues vaille que vaille pour assouvir la soif de richesse des anciens maîtres esclavagistes et des mères patries occidentales.

Puis vint l’ère des conflits engendrée par le grand vent de démocratisation imposé une fois encore par ces amis des Noirs ; nos grands amoureux de l’Afrique qui inventèrent la mondialisation pour mieux asservir et se servir.

 

Je me réveille de plus en plus en sursaut en pleine nuit pensant à cette Afrique des fiers guerriers dépeinte par David Diop dans son poème Afrique mon Afrique ; à cette caste des fous que prônait Thomas Sankara ou encore à cette interconnexion Africaine tant voulue par Nkrumah Kwame ; mais, jetant fatalement un coup d’œil au rétroviseur,  je suis à chaque fois attristé par: La BETISE qui  prends chaque jour, LE PAS et fait marché les Africains à son rythme ; les transformant trop souvent en pantins.

Alors la question est de savoir quelle Afrique nous voulons pour les générations futures, aurais-je le courage de vanter les mérites de ma chère Afrique étriquées et néanmoins dépecées à mes enfants ? Puis-je leur dire sans risquer de me parjurer que ce continent est celui vers lequel ils doivent regarder en faisant leurs projets ?

Autant de questions que je ne suis pas seul à me poser.

Alors je demande à nos démagogues à la tête des pays Africains ; n’avez-vous pas marre de  courir derrière une chimère et de céder aux sirènes de la facilité, tendant la main à toute heure, tels des mendiants affamés qui quémandent leur pitance ?

Avons-nous le droit de brader le peu de ressources qui restent à nos supposés nouveaux potes dont l’appétit décuplé par une gloutonnerie résultant de la surconsommation nourrit elle-même une mondialisation qui sévit telle une invasion de sauterelles dans le Sahel ?

 

Je ne demande pas à l’Afrique de se fermée au reste du monde (elle n’en n’a de toutes les façons pas les moyens vu son niveau de dépendance), mais je nous demande de repenser notre « Coopération » et de soustraire à l’équation du développement notre Naïveté légendaire qui fait de nous le continent le plus exfolié ; le plus exploité et le moins reconnu au monde. Notre continuel état de béatitude fort aisément représenté par des dirigeants incapables de donner une orientation sérieuse et des programmes conséquents à leurs actions pour cette Afrique. Certes, nos dictateurs sont comme tous les autres connus dans l’histoire de l’humanité, des agris notoires auxquels se flanquent d’habitude comme des sangsues une ribambelle d’incompétents tous avides les uns plus que les autres d’un pouvoir qui ne leur appartient point ; assoiffés et cupides.

Des cas comme Robert Mugabe, Omar Bongo, Sassou Nguésso, Blaise Compaoré, Obiang Nguéma, Idriss Deby et bien entendu Lanssana Konté ne sont plus acceptables sur ce continent.

 

Si la démocratie est le gouvernement du peuple, elle se doit d’être respectée et installées convenablement, l’Afrique doit finir avec ces semblants de démocraties qui « intronisent » de virtuels hommes de changement sans aucune culture politique et qui polluent au lieu d’assainir le paysage et l’environnement politique.

La nouvelle génération de dirigeants doit résister à la tentation de tomber dans les travers du clanisme, du tribalisme et autres « ismes ». L’actuel cas du Bénin où tout talent ne proclamant pas le Dr Yayi Boni comme son maître à penser voire même son timonier se trouve systématiquement mis à l’écart avec les conséquences qu’on connait ; d’une la perte de son apport au développement du pays, la diabolisation qui s’en suit avec pour corollaires une marche aléatoire de l’actuel gouvernement qui pilote à vue et se trouve par ricoché dans l’obligation de réduire au silence toute sorte d’opposition fut-elle constructive.

Dérives graves qui font planées un risque d’atrophie sur le Premier système démocratique du continent Noir.

La question du comment penses-tu TON Afrique se  pose ici sans détour.

 

Yayi Boni et ses sbires ont-ils pris le temps de penser leur action? Ou sont-ils comme à l’accoutumé arrivés au pouvoir pour penser le pouvoir ?

Ne serait-il pas temps de doter ce pays pourtant riche en intellectuels d’un président qui en comprenne le sens réel de son pouvoir et le pourquoi de sa présence ?

Avons-nous ce type d’homme en jachère ou devrions nous colmater les brèches en alignant UN qui ferait le moins de mal possible ?

Pouvons-nous mettre en place un programme digne de ce nom et applicable ensemble sans que comme à leur habitude les intérêts personnels ne viennent prendre le dessus sur le commun ?

Le dernier sursaut de l’opposition semble indiquer cela et tout le mal que je nous souhaite, c’est que les actuels ténors réussissent enfin à dépasser leurs ambitions personnelles car ceci est la dernière chance qui leur sera accordée. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent ; et que notre intelligence nous servent aussi à regarder ce qui se passe autour de nous dans le monde.

 

 

Par koghigos
Le Dimanche 21 décembre 2008
à 22:16:04
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